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June 23, 2019

Critique de la médiocrité dans l’école et dans la société actuelle

Egotiste. Personne de goût médiocre, plus intéressée par elle-même que par moi. – Ambrose Bierce

Médiocre et rampant, et l’on arrive à tout. – Pierre Beaumarchais

Le médiocre est toujours estimé et adoré du vulgaire. – Alphonse Karr

Il n’y a pas de bonheur médiocre; il n’y a que des gens médiocres. – Jean-Marie Poirier

Vous l’aurez remarqué tout au long de votre scolarité : on n’aime pas, en général, le premier de la classe, et en terme plus général on n’aime pas le « fort ». Ou même plus généralement, le riche ou celui qui a réussi.

Comment l’expliquer ? si je fais une analyse, avec une vision nietzschéenne, je peux l’expliquer par la « guerre des morales » qui a eu lieu autrefois.

Nietzsche dit que la morale des « faibles ou des esclaves » a gagné sur la morale des « forts ». Cette morale des forts distinguait le bon et le mauvais. Le bon était le fort et le mauvais était celui qui n’avait pas les caractéristiques du fort. La morale des faibles, elle, renverse ces valeurs :

« Le fort devient le méchant et le bon devient celui qui n’est pas méchant. »

Qu’est ce que je veux insinuer en disant ceci ?

Je veux dire que l’école et bien plus dans la société actuelle, il ne fait pas bon d’être le premier, d’être le meilleur, ou même de vouloir être le meilleur.

Ceci amène quelque chose de non souhaitable pour l’homme: La médiocrité.

Et ici je ne fais pas l’apologie de la compétition permanente à l’école, qui n’est souhaitable pour personne.

Une compétition malsaine devient à terme handicapant pour tout le monde. On triche, on veut mettre des bâtons dans les roues de son voisin pour qu’il ne réussisse pas. Ce n’est pas souhaitable, et va au contraire créer des hommes vicieux.

Mais en donnant envie d’être la meilleure version de nous même, ça c’est bon pour l’homme.

L’important n’est pas d’être plus fort que les autres.

L’important c’est de pousser son être et son potentiel au maximum. Et ça c’est mal vu par la société. C’est le problème de cette morale. Elle influence les personnes dans leur inconscient. Et les empêchent à terme d’avoir une volonté débordante, une volonté de puissance, une volonté de s’élever. Ce n’est qu’en ayant de la volonté que l’on décide de sa vie.

La majorité qui n’a rien réussi et qui n’a rien fait pour réussir, le vit très mal. Ils vivent mal le fait que d’autres ont réussi là où eux n’ont même pas essayé.

Tout cela amène un cercle vicieux de la morale ! Les hommes et les femmes qui n’ont pas réussi prône cette morale qui voit le « fort » comme un méchant mais par contre le modeste et le médiocre font eux office de bonnes personnes.

D’ailleurs pour ces personnes, une personne « forte » ne peut être « bonne » que lorsqu’elle les aident dans leurs causes ou lorsqu’elle a de la compassion pour ces personnes.

Et c’est cette morale que je veux combattre a tout prix.

Avec cette manière de penser, peu de gens peuvent accomplir la vie qui leur était destiné.

Cette morale empêche inconsciemment les personnes de devenir exceptionnelles, de devenir ce qu’elles sont.

Et je dirai même que cette morale fait persister les inégalités sociales, car dans ce schéma, peu de gens veulent réussir. Et quand on a pas la volonté de s’élever de sa condition sociale, on devient le pur produit de l’héritage social et culturel que nous ont transmis nos parents. Et l’analyse de pierre Bourdieu se justifie, car cette morale pousse a faire persister ces inégalités et cette reproduction sociale perpétuelle.

Et pour moi, entre une société médiocre et une société vicieuse basé sur la compétition, je choisis la société basée sur la compétition, car même si cela va apporter des personnes indésirables dans notre société, un nombre important de gens auront réussi à s’accomplir, à s’épanouir et ça c’est le plus important. Et pour moi c’est clair, on se construit mieux dans l’adversité que dans le néant.

Entre la compétition permanente et la médiocrité, il peut y avoir autre chose.

L’émulation intellectuelle saine.