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June 21, 2019

Notre Dame de Paris: Qui a allumé le feu ?

Les élections passées, revenons aux choses sérieuses (non pas que les élections ne soient pas une chose sérieuse, entendons-nous bien, je parlais seulement des dernières) : le 15 avril, le toit de la cathédrale Notre Dame de Paris a brulé. Ça fait maintenant deux mois de cela. Et à cette heure, aucune cause, aucun incendiaire volontaire ou involontaire n’ont été identifiés.

Il n’y a pas dans cette affaire trente six mille hypothèses, on en retiendra:

Dieu : sa main, son jugement, que sais-je, son courroux (« coucou ! » comme dirait son voisin actuel au Paradis, le regretté Desproges). Les croyants – c’est le moins qu’ils puissent faire – sont sommés de prendre cette hypothèse au sérieux. Dieu, en effet, n’aurait-il pas eu de bonnes raisons de rentrer dans une très sainte colère ? Bien sûr que oui. On l’imagine tout d’abord fondre en larme en découvrant le discours d’Emmanuel (pas son fils, notre Président) dans l’après-midi du lundi 15 avril 2019 (une date à retenir) : Emmanuel a écarté le rétablissement de l’ISF, et n’est pas revenu sur sa décision de renationaliser la branche nucléaire d’EDF (et ne parlons pas de l’absence de refus de démarrage de l’EPR de Flamanville dont tout le monde se fout, par ignorance du drame qui s’annonce).

Après l’”accident” métaphysique, deuxième hypothèse : l’accident laïc. Ou l’accident tout court. Il a été présenté d’emblée sans enquête approfondie et pourtant de manière péremptoire par les Autorités comme la version privilégiée. D’où le fait qu’on ait entendu un très autoritaire ’version à privilégier’, alors même qu’elle a été décrite comme improbable par un expert. Et il s’avère qu’un tel évènement arrangeait parfaitement les desseins d’Emmanuel Macron. Persuadé du caractère inéluctable de l’échec de son allocution, parce qu’il sait que cette affaire des Gilets jaunes a peu de chances de s’arrêter tant ces gueux veulent sa démission, que la répression n’a pas eu l’effet escompté, bien au contraire le mouvement s’est radicalisé et ils ne lâcheront rien, qu’il n’en est pas à exclure la dissolution de l’Assemblée mais l’hypothèse s’exclut d’elle-même à proximité des Européennes, et au fur et à mesure que l’on s’approche de l’heure fatidique, puisqu’il a été capable de l’idée géniale du Grand Débat il aimerait se donner encore un peu de temps pour en trouver une autre et tester ses décisions sur les journalistes et les commentateurs politiques.

On appelle cela une coïncidence ou de la synchronicité (Ce n’est pas de la métaphysique mais on n’en est pas très éloigné, car ça tient souvent du petit miracle vu le haut degré d’improbabilité. On parle aussi de providence en théologie).

Emmanuel Macron était dans une panade sans issue apparente, et, miracle, une heure avant la diffusion de l’enregistrement de son allocution le feu démarre de la manière la plus inopinée et inimaginable qui soit dans les combles de la cathédrale, créant un immense brasier traumatisant l’édifice et les esprits du monde entier.

Avec la récente restauration du système électrique, le haut niveau de sécurité incendie et la présence en permanence, 24h/24, de deux agents, l’ancien architecte en chef de Notre-Dame, Benjamin Mouton ne comprend pas ce qui a bien pu se passer. Un autre expert, anonyme, convoqué par un média européo-israélien voulant souffler sur les braises, ne peut concevoir qu’ « une forte charge calorifique » au départ du feu. Tandis que la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem subissait un début d’incendie au même moment qu’à Notre Dame, venant accréditer l’hypothèse d’une synchronicité mondiale. Se trouverait-elle confirmée par la coïncidence survenue sur le plateau de ’N’oubliez pas les paroles’ de Nagui, où, à la même heure, une des candidates choisit de chanter la célèbre chanson “Belle”, tirée de la comédie musicale “Notre Dame de Paris”, et enchaina par la chanson : “Allumez le feu” !

Pour qu’il s’agisse bien d’une coïncidence, il faut une synchronicité de très haut niveau, d’une improbabilité quasi-absolue, le vrai miracle en somme. Et ça existe.

Troisième hypothèse : l’attentat. N’en déplaise à Madame Loiseau, celui-ci est une hypothèse recevable. Cette ancienne ministre amnésique, oublieuse de son passé d’extrême-droite, et tête de liste LREM aux Européennes boutée d’Orléans par les Gilets jaunes, a jugé que Nicolas Dupont-Aignan méritait « deux claques » pour le seul fait d’avoir questionner la cause de l’incendie. Pas un simple rappel à la Raison, non, pas un procès éventuellement, pas une claque : deux ! Pour le seul motif d’avoir mis en doute la conviction du Procureur de la République et de notre extralucide Castaner privilégiant l’accident. Et il n’évoquait même pas l’hypothèse d’un complot !

Reste enfin l’hypothèse la plus insupportable moralement : le complot intérieur, ou plus précisément la manipulation : un attentat d’Etat. Une origine à l’incendie que l’on ose à peine évoquer, sauf à voix basse entre amis, pour moins risquer d’être accusé de complotismeOu d’être roué de gifles par Mme Loiseau ; voire pire. Et pourtant l’avocat Gilet jaune François Boulo a bien raison : ce qu’il y a d’inquiétant dans l’idée de complot, c’est d’y penser tout le temps ou de ne jamais y penser. Et Libération de s’interroger : le gouvernement a-t-il interdit aux architectes des monuments historiques de répondre aux interviews ? Des internautes ont évoqué un projet architectural de l’ile de la cité datant de 2016 dans lequel le toit de Notre Dame est fortement remodelé, et soulignèrent que l’incendie tombait drôlement à pic [1], [2] et[3]. D’autres firent remarquer que la thermite, un puissant agent incendiaire, dégage en brulant une fumée de couleur jaune semblable à celle du début de l’incendie. Le très controversé site Panamza informa : Notre-Dame : les tours étaient « exceptionnellement » fermées. Sur la foi de cette information apparemment explosive, il accusait : « le site officiel de la cathédrale Notre-Dame avait annoncé – fin mars et jusqu’au jour même – que les tours seraient rendues inaccessibles aux visiteurs une heure plus tôt dans la journée du lundi 15 avril. (…) En clair : c’est précisément durant la tranche horaire de 17h30/18h30 (qui fut spécialement interdite aux visiteurs, mais aussi aux ouvriers qui avaient tous quitté les lieux à 17h30) que le foyer du feu fut activé… accidentellement. Ou délibérément… ». On attendit avec impatience d’observer les réactions à cette assertion incendiaire et sa destinée. Le gestionnaire du site Panamza ne pouvait à priori qu’être « pendu » haut et court. Elles se limitèrent curieusement à une confirmation par Libération, laquelle ne fut pas commentée : Pourquoi les tours de Notre-Dame ont-elles fermé plus tôt le jour de l’incendie ?

Emmanuel Macron peut-il nous apparaitre comme un politicien capable en période de grande crise politique intérieure de faire le calcul et le choix d’un attentat uniquement matériel et impressionnant, de très forte charge symbolique et émotionnelle n’occasionnant pas de victimes, propice à un projet architectural qui à l’évidence ne pourrait jamais faire l’unanimité en d’autres circonstances, et susceptible de ressouder la nation, offrant ainsi l’espoir d’éteindre le feu des Gilets jaunes ?

Source: lundi.am