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Channah


L’attraction pour le sexe opposé découle du désir inné de l’âme de se réunir avec son âme sœur.

Dans le premier mariage de l’histoire, Adam et Ève furent initialement créés comme un corps unique, à deux faces. Cet être singulier fut divisé en deux – un homme et une femme – puis réunifié par le mariage. Dans le monde des âmes, la partition et la réunification des composantes masculine et féminine des âmes individuelles se produisent continuellement. Chaque corps est occupé par une moitié d’âme, et le corps et l’âme ne parviennent à un état de complétude que lorsqu’ils sont réunis avec leur bashert, leur moitié depuis si longtemps perdue.

Le Talmud dit que le bashert (l’âme sœur prédestinée) de chaque âme est déterminé avant sa naissance. Les deux peuvent être nés sur des continents différents, et n’avoir en apparence rien en commun, mais la destinée divine fait en sorte que le chemin de l’un croise inévitablement celui de l’autre.

[Dans de rares cas, du fait de l’entrée en jeu de facteurs spirituels extérieurs, il est possible qu’une personne épouse quelqu’un qui n’est pas son bashert. Mais même dans de tels cas, les deux âmes sœurs originelles finissent par se marier – soit en secondes noces, plus tard dans la vie, soit dans une future incarnation des deux âmes.]

Alors que les tendances et les besoins corporels sont résolument égocentriques, l’âme, elle, est en totale abnégation.

Le mariage est aussi un engagement à concrétiser le plan divin qui a engendré toute la création.

L’idée du mariage est celle de deux âmes mettant de côté leurs besoins individuels et s’engageant à 100 % pour le succès de leur relation.

Le mariage est aussi un engagement à concrétiser le plan divin qui a engendré toute la création. D-eu a désiré une résidence, et c’est notre mission de sanctifier le monde pour en faire une demeure hospitalière pour son Créateur. Les instruments qui nous ont été donnés pour accomplir cette tâche sont la Torah et ses commandements, et notre foyer est le premier théâtre de cette réalisation. L’homme et la femme forment une équipe parfaite pour mettre ce plan en œuvre. Lorsqu’ils travaillent en harmonie, ils ont la capacité de faire de leur foyer un épicentre de sainteté dont le rayonnement affecte le voisinage, le pays, le monde et le cosmos.

En raison du rôle considérable joué par le mariage dans la réalisation du plan directeur de la création, D-eu consacre beaucoup de temps et d’énergie (si l’on peut dire) à « faire le marieur ».

 « De quoi s’occupe-t-Il depuis [les six jours de la Création] ? », demande le Midrash. « Il s’occupe de réunir les couples », répond-il ! Chaque mariage est une pièce essentielle dans le grand puzzle qui, une fois terminé, introduira toute la création dans son état de rédemption.

L’idée du mariage juif est celle de deux personnes s’engageant à 100 % pour le succès de la relation de D-eu avec la création.

Paysages Silencieux


Notre conception contemporaine du silence y voit souvent une absence ou un manque de parole ou de son, une condition négative. 

Mais j’ai trouvé une dimension intérieure du silence, une sorte de tranquillité d’esprit, qui n’est pas un vide mais un espace riche.

J’ai trouvé des endroits délogés de leur contexte d’origine et des lieux sacrés abandonnés ou oubliés.

Un rappel que toute chose créée par l’homme est née de la terre et est façonnée par le rythme constant de la nature. En fin de compte, tout ce que nous fabriquons retournera à la poussière. Ces diptyques, images de lieux naturels associés à des images de structures sacrées en décomposition, suggèrent l’inévitable progression du temps linéaire. Ce sont les endroits où le silence a pris le dessus.