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April 7, 2019

Les révolutions sont le moteur de l’Histoire

L’organisation de la société capitaliste, si elle a permis le développement des forces productives à ses débuts, est aujourd’hui une source de régression dans de multiples domaines. Le capitalisme creuse les écarts entre riches et pauvres à l’intérieur de chaque pays, tout comme les écarts entre régions développées et sous-développées de la planète.

L’humanité ne peut sortir de cette situation que si les exploités parviennent à renverser le pouvoir de la bourgeoisie et mettent fin à la dictature des capitalistes sur l’économie et la société.

Au travers des siècles, c’est la lutte de classe des opprimés contre leurs oppresseurs pour changer leur sort qui a été le moteur de l’Histoire.

La lutte que la bourgeoisie a dû mener, à l’époque où elle était opprimée par la noblesse, a été un puissant facteur de transformation de la société. En Grande-Bretagne, la révolution industrielle a été précédée d’une révolution bourgeoise, qui a conduit un roi à l’échafaud en 1649. La Révolution française a liquidé le pouvoir de la noblesse et de l’Église, et les rapports sociaux qui en découlaient. Plusieurs années de luttes acharnées entre classes sociales représentant le passé pour les unes, l’avenir pour les autres, ont été nécessaires pour bouleverser de fond en comble la société française et permettre le développement sans entraves du commerce et de l’industrie. Ces bouleversements n’ont été rendus possibles que par l’intervention de millions d’opprimés, paysans et sans-culottes, qui jouèrent un rôle primordial dans cette transformation.

Aujourd’hui, la bourgeoisie est une classe décadente, au même titre que la noblesse sous l’Ancien Régime. Et l’Histoire nous enseigne qu’il n’est pas possible d’en finir avec une organisation sociale basée sur l’exploitation de la majorité par une minorité sans bouleversement social profond, c’est-à-dire sans révolution.

Seule la prise de contrôle des moyens de production par les travailleurs à l’échelle du monde pourra libérer l’économie de l’incohérence, des destructions et des gâchis engendrés par la domination des capitalistes. La productivité de la société humaine est, depuis plusieurs décennies, assez élevée pour assurer à chacun de ses membres une existence matérielle digne de ce siècle, l’accès de tous à l’éducation, à la culture. On pourrait résoudre en peu de temps les problèmes immédiats et élémentaires de l’humanité (accès au logement, aux soins, à la nourriture, à l’eau potable), y compris dans les régions les plus arriérées de la planète. Et s’orienter vers une économie d’abondance ouvrant des horizons plus vastes aux hommes.